Non-violence

Mettre ses mains dans le vibratoire puis dans l’occulte pour bouleverser l’Ordre

NB : Cet article est un témoignage et donne une vision partiale des choses : la mienne… Je me la suis construite par mon expérience, plutôt douloureuse, du sujet que j’essaie d’aborder ici. Je n’ai donc pas de références sur lesquelles m’appuyer, puisqu’il s’agit encore d’un sujet discret, voire tabou. Je prends le risque de donner ma vision, mais n’attends pas autre chose qu’une contradiction constructive si vous ne partagez pas mon point de vue, en restant poli et respectueux, svp…

J’ai « mis les mains » pour la première fois dans le « vibratoire » il y a quelques années, fin 2019, à l’occasion d’une formation donnée par une personne qui m’avait été recommandée par une amie. J’y ai trouvé une déconcertante vision du monde dans un premier temps : on semblait pouvoir contrôler notre existence au travers d’intentions données à l’invisible de remettre de l’intégrité dans des systèmes, sur lesquels nous sommes légitimes à être souverains : nous, notre corps, notre maison, notre relation aux autres, notre voiture, nos plantes, notre chat (qui n’a pas une conscience suffisante a priori pour réguler l’occulte lui-même), etc. La règle, telle qu’elle m’avait été présentée à l’époque, était de ne toucher aux systèmes sur lesquels les autres sont seuls légitimes à être souverains qu’avec leur accord explicite. Tout ça se faisait avec un pendule, par une méthode de radiesthésie, consistant à mesurer des indicateurs sur des grilles et par l’intention lancée par le cerveau, une énergie venant de la personne qui intervient sur le vibratoire donc.

Les systèmes en question m’avaient été présentés comme imbriqués les uns dans les autres, donc interdépendants, uniquement au travers de cette imbrication « naturelle » qui résulte de la réalité des choses : l’intégrité de mon foie influe sur l’intégrité de mon corps par exemple.

L’idée principale derrière la méthode qui m’a été proposée était de remettre au niveau maximum de cohésion (mesurée en %) les systèmes sur lesquels nous exerçons légitimement notre souveraineté. Lorsque le système est à 100 % de cohésion, nous pouvons alors penser qu’il est à son maximum d’intégrité et que son évolution est optimale, c’est-à-dire que des opportunités bonnes pour lui se présentent naturellement à lui, sans qu’il ait à faire d’effort particulier. Il peut « lâcher prise » et se comporter avec spontanéité, a priori sans tomber dans une ornière, un piège, sans qu’il ait trop de problème, sous réserve qu’il ne soit pas en train d’évoluer trop fortement en parallèle. Autrement dit, un individu qui travaille déjà depuis quelques années, dont le travail ne change pas radicalement de nature en ce moment et qui met son travail à un niveau de 100 % de cohésion régulièrement a théoriquement de bonnes chances d’être efficace et productif, de travailler dans la bonne humeur, d’être satisfait et de donner satisfaction à ceux pour qui il travaille. Le monde paraissait alors relativement simple, au vu de cette théorie. Il semblait suffire d’une chose pour ne pas avoir de problème, tant que les systèmes ne sont pas en train d’évoluer : les remettre suffisamment souvent en cohésion maximum.

J’étais alors ce que j’appelais à l’époque une « athée », avec une vision du monde matérialiste, mais consentant malgré tout à envisager qu’il y a quelque chose de « magique » derrière le fonctionnement de la nature et probablement une forme de conscience collective, quelque chose d’invisible, qui fait que nos idées circulent sans qu’on s’en aperçoive, que les effets « boule de neige » existent bel et bien et que celui qui amorce quelque chose a toujours plus de travail que ceux qui prennent la suite, par un phénomène invisible que je ne m’expliquais pas rationnellement, mais dont j’avais l’intuition et pas eu beaucoup de doute. Bref, j’étais un peu agnostique, mais ne me l’avouais pas complètement. L’existence de Dieu était un sujet qui ne me paraissait pas la peine d’être débattu, devant l’inconséquence des actes humains, la désorganisation collective, le caractère vain de la plupart des entreprises humaines… comment un Dieu pouvait-il présider à ce non-sens et à la violence qui règne entre les humains ? Il y avait pourtant quelque chose d’indéniablement magique sous mes yeux, dans le fonctionnement de la nature, dans certaines interactions ou coïncidences, certains événements surgis « juste à temps », qui nous ébahissent de pertinence et d’à propos de temps en temps. Cette rencontre avec le vibratoire m’avait fait dire que c’étaient les remises en intégrité à petite échelle qui devaient expliquer cette petite magie, noyée dans l’océan de l’absurde. J’avais l’impression que nous devions vider l’océan à la petite cuillère, collectivement, pour espérer un jour ou l’autre arriver à une forme d’harmonie collective. J’étais donc comme avant face à l’idée que changer profondément ce monde était une utopie.

J’essayais de me maintenir au mieux dans ce système, sans arriver à changer grand-chose à mon destin, qui ne me satisfaisait pas, en particulier au sujet de mes relations aux autres, toujours tellement compliquées à faire tenir dans le temps et à trouver réjouissantes. Je cherchais depuis des années à comprendre pourquoi j’avais toujours la sensation qu’on cherchait à prendre le pouvoir sur moi, à un moment ou à un autre. Je travaillais sur moi et sur mes relations, par la psychologie et par le vibratoire. L’objectif était vraiment pour moi de mieux coexister avec les autres, mes amis, mes collègues, etc. J’ai fonctionné comme cela pendant trois ans, jusqu’à la fin 2022, essayant de réguler les choses pour moi et me souciant peu de l’impact collectif de tout cela, puisque je suivais cette règle qui m’avait été donnée et qui me paraissait logique, de n’intervenir que sur des systèmes sur lesquels j’étais légitimement souveraine.

Un jour, après avoir beaucoup trop eu de difficultés personnelles par rapport à l’effort fourni pour réguler le vibratoire de mes systèmes et trouvé, dans l’analyse que j’en faisais, des mémoires qui correspondaient à des choses qui n’avaient a priori pas grand-chose, voire rien à voir avec moi, j’ai fini par comprendre qu’il y avait un autre mécanisme à l’œuvre, dont personne ne m’avait vraiment parlé (j’avais entendu une fois le mot prononcé, par une personne que j’avais questionnée) : l’implantation. Les mémoires d’un système peuvent être implantées dans un autre, induisant un déplacement de la vibration d’un système dans un autre. Cette implantation permet de faire changer instantanément l’état vibratoire d’un système. Ceci expliquait pourquoi je retrouvais l’état de mes systèmes drastiquement changés du jour au lendemain, avec des états de cohésion très faibles la plupart du temps, alors que je les avais maintenus en haut la veille et qu’il ne s’était pas passé de drame sur le sujet entre temps.

J’ai fini par comprendre qu’un certain nombre de personnes implantaient très régulièrement les systèmes qui me concernent : mon travail, mes relations amicales, mes amis aussi, tout ce à quoi je touchais de près ou de loin. J’ai compris aussi qu’en remettant mes systèmes à l’état d’intégrité maximum régulièrement, je supprimais des implants sans m’en rendre compte, mais aussi les mémoires associées, modifiant durablement l’état global des systèmes qui m’envoient ces mémoires, mais aussi l’état de systèmes plus collectifs. Pourquoi étais-je régulièrement attaquée dans l’occulte par des gens que je connaissais à peine, voire pas du tout ? J’ai fini par comprendre que tous les systèmes étaient implantés mais à des degrés moindres que les miens en général et que certains implants étaient très anciens, faits avant ma naissance et donc en quelque sorte « hérités ». J’en ai déduis qu’il s’agissait de ce qu’on appelle, dans plusieurs cultures, le « karma ». Ce cheminement intellectuel m’a pris plusieurs semaines.

Les implants définissent donc un état de cohésion « absolue » d’un système, qui influe très fortement sur l’état de cohésion instantané, même si les deux peuvent différer. J’ai observé qu’on me remettait systématiquement à de très bas niveaux de cohésion absolue, de quelques pourcents et que certains personnages de l’État et certaines personnes autour de moi étaient systématiquement à de hauts niveaux de cohésion absolue, proches de 100 %. J’en ai déduit qu’il s’agissait d’un ordre quasiment immuable, auquel on nous ramenait toujours, pour définir une hiérarchie entre les individus, certains ayant acquis le privilège d’être en haut niveau de cohésion, par leur influence sociale et d’autres étant systématiquement remis en bas, pour ne pas avoir accès aux choses naturelles de la magie de la vie : les belles opportunités qui se présentent spontanément, les coïncidences heureuses, les propositions d’emploi qui tombent à pic, etc.

Dans cet ordre, j’étais donc en bas… Je n’ai pas décidé d’arrêter de me « remonter » artificiellement, car je vivais des choses très difficiles et j’avais peu d’espoir d’en sortir en restant en bas. J’ai donc mis en place une procédure qui combinait mon approche d’avant (agir sur le vibratoire) et ma découverte récente (agir sur les implants en les déplaçant), toujours en restant centrée sur moi, avec en particulier pour objectif de trouver un nouvel emploi pour arriver à déménager d’une région dans laquelle je ne voulais plus vivre. J’ai fini par arriver à changer de région, à trouver un emploi d’abord, puis un logement au bout d’un an. J’ai emménagé en novembre 2023 après avoir cherché un logement pendant presque 6 mois, allant de logement provisoire en logement provisoire. Et j’étais toujours quotidiennement remise en basse cohésion absolue dans l’occulte. Ce « manège » a cessé quelques mois après mon emménagement dans ma maison. On a décidé de me laisser être en haut de l’ordre, enfin… Toutefois, mes autres systèmes sont toujours quotidiennement implantés, par des gens plutôt malveillants pour la plupart.

Que s’est-il passé entre temps ? Petit à petit, j’ai étendu mes objectifs, qui au début ne portaient que sur mes contraintes personnelles, en me rendant compte du rôle majeur que jouaient les hommes et les femmes politiques de ce pays et les agents des ministères dans ces implantations. Au delà des personnes autour de moi, j’étais notamment régulièrement implantée par le ministère de l’Intérieur et par des membres du gouvernement français, mais d’autres pays également. Je reste volontairement évasive sur ce que j’ai constaté, mais le rôle joué par les services secrets et la franc-maçonnerie dans cette histoire ne me laissent aucun doute. J’ai donc inclus dans mes objectifs de régulation de l’occulte et du vibratoire, un objectif de retour à la démocratie dans les pays concernés, car il s’agit pour moi d’une violation claire des libertés individuelles, voire des droits humains. Je n’arrivais pas à obtenir grand-chose de plus, si ce n’est un peu plus d’agressivité collective à mon égard. En août 2023, j’ai lâché tous mes objectifs, individuels et collectifs et m’en suis remise uniquement à une idée abstraite de Grand Tout, réunion de tous les systèmes matériels et immatériels. J’ai cherché à optimiser le fait que le Grand Tout aille vers la vie… ce fut compliqué aussi, j’étais encore plus attaquée personnellement, je ne dormais plus et mon organisme était quotidiennement implanté, avec des conséquences physiologiques visibles, mais je voyais poindre dans l’occulte des appels à des changements positifs pour la collectivité, la planète, l’Univers même… Là j’ai fini par comprendre que ma capacité à implanter et désimplanter, que je laissais aller, sans conscience détaillée des systèmes qu’elle impactait, vers l’objectif que le Grand Tout dans lequel nous vivons aille vers plus de vie, allait toucher des implants très anciens (plusieurs millénaires) et des systèmes assez gigantesques (comme l’Univers). J’ai compris que j’étais probablement attaquée personnellement pour cette capacité un peu particulière à aller chercher des implants très profonds que d’autres n’arrivent pas à atteindre. On a probablement peur que je fasse changer fortement les choses en régulant l’occulte. Alors pourquoi m’a-t-on amenée, très probablement sur incitation d’une personne de la franc-maçonnerie, à me former à toucher au vibratoire ? Les raisons restent difficiles à cerner exactement. Probablement qu’on a eu envie de faire de moi quelqu’un qui implante et désimplante pour contrôler la politique et qu’on s’est aperçu finalement que je n’agirais pas pour ça, puisque j’ai refusé de prendre parti par l’occulte pour telle ou telle organisation politique depuis le début de cette histoire…

Quand les cheveux (symbole de la capacité à agir sur l’occulte) nous emprisonnent… par un sculteur breton anonyme.

J’ai fini par remettre un objectif d’optimisation des systèmes sur moi, en second, après le Grand Tout, plusieurs mois après avoir trouvé mon logement, après avoir subi des difficultés supplémentaires avec l’administration française, avoir plusieurs fois comme par le passé été suivie en voiture avec agressivité et avoir eu une tentative d’effraction dans mon logement, ainsi que de très probables intrusions dans ma maison sans effraction, avec des objets déplacés pour me montrer qu’on est capable d’entrer, probablement avec un passe. Depuis quelques mois, la situation s’est un peu améliorée sur ces points là, mais je suis toujours régulièrement implantée dans mon corps, avec des désagréments physiques, que je maintiens dans les limites de l’acceptable par une vigilance quotidienne.

J’ai agi seule, sans soutien politique, sans alliance avec aucune loge de franc-maçonnerie. Je n’ai jamais été contactée, mais les menaces et les emails et signes étranges faits par certains individus me font savoir que de nombreuses personnes sont au courant de cette situation. Toutes les personnes à qui j’ai essayé de parler de cela ont nié être au courant, même si je suis intimement convaincue que la plupart savent quelque chose sur cette situation. Les deux personnes qui m’ont formée à l’invisible m’ont trahie d’une manière ou d’une autre, notamment en m’implantant pour me nuire et en ne m’informant pas de l’existence des implants.

Je continue de réguler l’occulte et le vibratoire, dans un objectif avant tout collectif et en second lieu pour me sortir de situations personnelles encore difficiles. J’espère sincèrement continuer à contribuer avec d’autres à ce que cet ordre occulte n’ait plus court et que chacun puisse réguler son occulte, sans être attaqué par des personnes prétendant régir nos opportunités relationnelles, professionnelles, etc. pour les maintenir dans un carcan qui nous empêche d’évoluer individuellement et collectivement vers une société plus humaine.

Beaucoup de choses ont changé dans ma vision de l’existence et de Dieu suite à cette expérience. Je crois désormais qu’il y a un Dieu au dessus de nos têtes, mais un Dieu qui nous donne collectivement le pouvoir sur nos existences, nous guide et nous met également à l’épreuve au travers de nos expériences de vie et de nos interactions avec lui par l’occulte. A mon sens, il s’agit d’une mise à l’épreuve individuelle, mais aussi collective, à trouver un sens à nos existences sans nuire au sens collectif et au sens de tout un chacun. Il ne nous donne pas de réponse valable de tout temps, en toutes circonstances, mais des réponses qui correspondent à une situation donnée, tenant compte des forces et des résistances en présence. Autrement dit, Il ne doit pas nous imposer un mode de vie en tant que tel, mais nous aider à trouver une manière d’être au monde qui nous insère dans le collectif du vivant, en nous permettant d’évoluer dans une relative harmonie. Aller contre cette logique, comme le fait notamment le satanisme, c’est aller contre sa propre vie en détruisant l’harmonie collective nécessaire pour que chacun trouve une place, un épanouissement… Ce discours est encore peu entendable dans le climat de violence et de valorisation extrême des logiques de domination du monde dans lequel nous nous trouvons, mais je m’y risque. L’imprégnation sataniste de la culture que nous appelons « occidentale » (avec un certain flou de définition) est à mon sens gigantesque et c’est contre ce fond culture et religieux que j’essaie de lutter aujourd’hui.

Merci d’avoir lu ce récit jusqu’au bout.

Quelques liens

Living-room, Paris Combo, 1999
Nous sommes tous nés d’amour dans ce vieux pays
Où seuls de vieux, de très vieux singes sont assis
Aux commandes de nos libertés
Aux manettes de nos intégrités
Alors, tapons-nous sur le nez
Ça les fait toujours rigoler
Allez, tapons-nous, entre nous
Ça leur fera toujours de gros sous
Quand ils nous vendront des canifs
Et des idées malsaines
Pour que nos petites vies s’enfouissent
Dans la violence et la haine
Alors quoi, on va coucher dehors
Sous les ponts, sous des ponts d’or
Que d’autres auront construits pour aller de leur cuisine
A leur living

Living-room
C’est pas du flan, c’est pas du vent
C’est le living-room des vieux singes savants
C’est le living, living, living, living room
C’est pas du flan, c’est le living room
C’est pas du vent, c’est le living room
Nous sommes tous nés, mon ami
Nous sommes tous vivants, c’est inscrit
Dans notre œil, tu vois, au fond ça luit
D’une envie de vivre, d’une envie
De parcourir le monde
Cette bonne terre si gironde
Mais non, mais non, voilà qu’on nous gronde !
Car sans laisser-passer
Faut pas se laisser aller
A rêver d’une autre vie, mon ami,
Non, faut pas rêver
Car pour rêver, faut des «laisser-passer»
Du papier, pour passer sa vie
De l’autre côté du pont,
Des ponts d’or, dehors
Y en a des tonnes, c’est pas qu’on les ignore
Car on les voit souvent passer de leur cuisine
A leur living
Living-room
C’est pas du flan, c’est pas du vent
C’est le living-room des vieux singes savants
C’est le living, living, living, living room
C’est pas du flan, c’est le living room
C’est pas du vent, c’est le living room
Voilà comment, quand on y pense
Nous sommes tous devenus des éléphants
Des gnous, des girafes, des orangs-outangs
Dans nos réserves sous surveillance
Et qu’on n’aille pas s’égarer
En troupeau ou bien tout seul, isolé
Dans les réserves d’à côté

On est sûr de tomber sur un os
Un ostéopathe de première
Qui vous démembrera, c’est son affaire
De vous faire passer l’envie
Des voyages interdits
Interdits dans nos vieux pays
Où seuls de vieux, de très vieux singes sont assis
Dans leur cuisine, ils gambergent
Pour améliorer leur living
Living-room
C’est pas du flan, c’est pas du vent
C’est le living-room, des vieux singes savants
C’est le living, living, living, living room
C’est pas du flan, c’est le living room
C’est pas du vent, c’est le living room

Les singes assis aux commandes de nos libertés… se prennent pour des antennes-relais pour tout savoir sur nos vies. Et tout cela, n’a l’air d’être qu’un jeu pour eux.

Pour tout vous dire…

Des réactions stéréotypées, un rôle dans lequel on m’attend… et je n’y arrive pas, moins qu’avant, mais si peu… je dois réagir, paraît-il… refuser l’inacceptable, dire mon indignation, témoigner… vraiment ? Pour savoir qui je suis, politiquement, sexuellement, socialement, professionnellement, mais je ne sais pas vous dire tout ça… je suis là où j’étais hier… et avant-hier, un peu moins, mais tellement imperceptiblement. Et puis, je ne vous ai pas pris pour compagnons, je n’ai pas accepté de vous laisser entrer chez moi par la porte de l’amitié, je garde toutes ces confidences sur ce que je sais de ce que je suis pour d’autres, qu’est-ce que vous faites là ? Déjà là, je m’indigne et je me sens au théâtre… pourquoi dois-je vous expliquer tout ça pour que vous m’entendiez vous dire “NON” ?

Si je décidais de parler de la façon dont j’aperçois le monde, ça ne serait certainement pas sous l’insistance de vos regards, de vos questions ou de vos sollicitations. Ce serait parce quelque chose au fond de moi m’a fait réagir ou plutôt désirer… avoir envie, ce que vous cherchez depuis toujours à tuer avec vos provocations.

Pourquoi je suis là ? Et bien, je suis arrivée dans ce coin du monde pour me réfugier un jour où, ailleurs, la vie d’alors m’avait malmenée. Personne ne m’a vraiment dit que je n’en avais pas le droit, alors je suis restée. Certains m’ont provoquée pour « savoir qui j’étais » et me faire penser avec insistance que peut-être ce n’était pas ma place… je ne sais pas ce qu’ils ont su de plus sur moi comme cela, mais je suis là désormais, fondue dans le décor. Je crois qu’en dehors de vos sollications de mon entourage, je ne dérange personne autour de moi, alors pourquoi mettez-vous votre grain de sel dans cette situation ?

Vous voulez me forcer à me dévoiler, pour trouver une raison de me faire la guerre. Vous ne savez pas pourquoi, mais vous aimez la guerre… c’est le sel de vos vies. Vous feriez la guerre pour n’importe quoi, même pour m’imposer le pacifisme s’il m’arrive de me rebeller contre quelque chose qui m’épouvante. J’ai choisi une autre manière d’interagir avec le monde.

Ne m’en veuillez pas, mais je n’ai rien d’autre à vous dire…

Holacracie, une méthode de gestion des organisations sans hiérarchie

Holacracy est une méthode de gouvernance des organisation non-hiérarchique. Elle pose en premier lieu la question de la raison d’être de cette organisation, qui dans beaucoup d’organisations actuelles non holacratiques n’est jamais clairement définie. Ensuite, elle définit les interventions des différents individus selon des rôles qui leur sont attribués et des cercles qui correspondent à leurs groupes d’intervention. Le rôle de chacun est défini le plus clairement possible pour faciliter la coopération et limiter les luttes de pouvoir.

Parmi d’autres principes, l’holacracy cherche à sortir des logiques court-termistes, en se demandant comment dézoomer des problèmes du quotidien et laisser tomber le besoin de tout maîtriser dans l’instant, pour aller vers un cheminement orienté vers un but, à long terme.

Source : Une nouvelle technologie managériale : holacracy

La désintégration positive, par Dabrowski

La désintégration positive, par Dabrowski, est une représentation des comportements humains et des chemins d’évolution des individus et des organisations et une appréhension des crises existentielles.

Pour Dabrowski, le développement avancé de l’humain ne consiste pas à réussir les différentes étapes de sa vie en obtenant des biens matériels ou des gratifications sociales. Cela consiste à transcender les instincts et conduites biologiques et le besoin de se conformer inconsciemment aux normes de la société. Un humain développé se caractérise par des traits tels que l’autonomie, l’authenticité, l’altruisme. Le modèle de comportement qu’il propose est basé sur 5 stade de développement de l’individu (mais il peut aussi s’appliquer à des groupes ou des organisations pour évaluer leur maturité de fonctionnement) :

1. l’intégration primaire ;

2. la désintégration unilatérale ;

3. la désintégration stratifiée spontanée ;

4. la désintégration stratifiée organisée ;

5. l’intégration secondaire.

I. L’INTEGRATION PRIMAIRE

– structures mentales rigides obéissant aux influences externes ;

– fonctionnement reposant sur l’égocentrisme et la conformité ;

– la préoccupation de l’autre est très limitée et repose essentiellement sur l’idée de l’exploiter ;

– la vie est modelée par l’influence et les pressions de la société, les valeurs sont mesurées à l’aune de la « réussite », c’est-à-dire l’argent et le statut social.

– L’organisation mentale est dédiée à la gratification des instincts, pulsions et besoins biologiques individuels, incluant les besoins sociaux.

– L’intelligence est focalisée sur l’intérêt et la gratification personnelle.

– Les réponses comportementales sont généralement automatiques et il n’y a pas ou peu de conscience de soi.

– Le potentiel de développement est généralement bloqué par la peur de l’inconnu.

– Le moindre aléa, le moindre imprévu provoque crise et frustration que l’individu est loin de percevoir comme une opportunité de croissance ou d’évolution. La crise se résout le plus souvent en revenant au status quo précédent, vers ce qui est connu et ne fait donc pas peur. Les problèmes se représentent donc régulièrement, inchangés, avec des interlocuteurs différents (mariage, divorce à répétition, addictions affectives ou à des produits…).

Les comportements sont chargés de misanthropie et de méfiance de l’autre, de ce qui est différent ou étranger.

Dabrowski distingue deux tendances :

Certains individus sont plutôt influencés par le facteur « environnement » et peuvent se trouver sur-sociabilisés, leur façon d’être au monde étant de se conformer fortement aux exigences de la société. Ils ressentent le besoin de s’approprier les autres et pourront, de ce fait, connaître une belle réussite matérielle.

Certains individus sont plutôt influencés par le facteur « biologie » et deviennent sociopathes ou psychopathes. Ils sont motivés avant tout par la satisfaction de leurs propres besoins, instrumentalisant autrui pour arriver à leurs fins. Cela concerne les criminels, mais aussi les personnes ayant réussi au détriment ou par l’exploitation des autres. Une telle intégration, synonyme pour certains de réussite sociale et d’équilibre, est considérée par Dabrowski comme l’opposé de la santé mentale. Il précise aussi que plus la structure d’intégration primaire est cohésive, moins il existe de possibilités de développement. Un individu évolue donc en étant remis en question par la vie.

Il parle de « 3ème facteur », pour désingner ce qui permet de s’affranchir de la biologie et de l’environnement, d’en devenir indépendant. Il s’agit d’agir par volonté, de façon autonome et bienveillante, pour tendre vers l’intégration secondaire.

II. LES DESINTEGRATIONS

Les phases de désintégration peuvent être déclenchées par certaines étapes de vie comme la puberté, le milieu de vie, la ménopause ou le décès d’un proche. Les individus entrent alors en contact avec un moi plus profond. Ils sont de plus en plus perturbés par l’écart qu’ils ressentent entre ce qui devrait être au monde et ce qui est réellement, ce que Dabrowski nomme le conflit « psycho-névrotique ». Lorsqu’ils prennent conscience de cet écart, ces individus intériorisent les conflits et expériences négatives et l’organisation mentale préexistante qui guidait les comportements quotidiens se fissure. Cette première étape de la désintégration est pleine d’ambiguïté et très inconfortable par rapport à l’état antérieur, car elle fait perdre les structures et les automatismes.

Dabrowski considère que les psychotiques sont coincés entre intégration primaire et première désintégration, en ne se résolvant à se satisfaire ni de la première, car l’organisation mentale est déjà trop déstructurée pour la trouver satisfaisante, ni de la seconde, car l’angoisse qu’elle provoque est insupportable et le psychotique préfère nier l’écart constaté entre l’état du monde réel et celui qu’il souhaite plutôt que de s’y confronter. Le psychotique ne peut donc pas être satisfait de sa situation.

Le névrotique arrive à prendre conscience de lui lors de la désintégration et à trouver une boussole intérieure qui lui donne de l’autonomie. Une hiérarchie des valeurs se met en place, sur laquelle l’individu peut s’appuyer dans la mise en place de sa nouvelle organisation psychique. Ceci permet une résolution des conflits internes et une dissolution de l’anxiété.

Etape 2. LA DESINTEGRATION UNILATERALE : se mettre en route

C’est le premier signe qu’un développement advient. C’est un niveau de transition. A ce niveau, l’individu perçoit une tension interne mais son développement est encore essentiellement conditionné par son groupe social et des valeurs de conformité. Il expérimente alors une forme d’ambivalence, du doute et de l’insatisfaction par rapport à ce qu’il est. Il en résulte des conflits internes, que Dabrowski nomme « horizontaux », qui débouchent sur des comportements et des émotions incohérents. Morosité et confusion sont caractéristiques de cet état. Certains vont avoir recours aux drogues et à l’alcool pour tenter de le traverser.

Si le développement se stoppe ici, il peut causer des troubles psychiatriques, des idées suicidaires, pouvant évoluer vers la psychopathie ou renvoyer en intégration primaire, plus sécurisant.

Les obstacles au développement sont alors le fait que l’individu s’en remette avec excès à l’extérieur pour définir qui il est : chef de famille, leader politique, figure religieuse, gourou, enseignant… Le risque est de se conformer à des normes, d’essayer de se conditionner socialement pour jouer un rôle attribué par les autres, en recherchant indéfiniment leur approbation. La conscience de soi ne peut pas émerger. C’est un piège que d’autres théories nomment la construction en faux-self. Pour sortir de ce piège, il faut que les figures d’autorité s’avèrent défaillantes, qu’elles aient tort ou deviennent intolérables. L’individu se sent alors trahi et peut s’autoriser à évoluer vers ses propres directions.

Etape 3. LA DESINTEGRATION STRATIFIEE SPONTANEE : continuer l’ascension malgré les difficultés, sans véritable organisation ni boussole

Dabrowski note que la transition entre niveau 2 et 3 n’est pas une transition douce mais ressemble plutôt à un saut accompagné d’expériences liées au fait que le franchissement de cette étape est irréversible. L’individu remet en cause spontanément et involontairement ses croyances, attitudes et émotions avec, potentiellement l’abandon de certaines d’entre elles qui seront jugées de moindre valeur par l’individu. L’individu cherche à atteindre ce qui, dans son système de valeurs, devrait être, en ne se contentant plus de ce qui est. Dabrowski parle de conflits « verticaux », axés sur les valeurs et les concepts. Ce processus est constitué d’une succession de hauts et de bas, souvent empreints d’une forte intensité. Il peut-être déclenché par un événement externe (décès d’un être aimé, grave maladie, NDE…) ou un événement interne (expérience mystique…). L’accompagnement de ce processus consiste, non pas à soigner l’individu, qui n’est pas malade, mais à le soutenir pour l’aider à expérimenter stress, anxiété, voire épisodes dépressifs, en tentant de leur donner un sens, autre que la pure souffrance.

Lors de ce processus, l’individu se construit sa propre boussole morale et sa propre échelle de valeurs.

Etape 4. LA DESINTEGRATION STRATIFIEE ORGANISEE : apprendre à s’orienter seul et persévérer vers le sommet

A ce stade, l’individu est capable de chercher lui-même des solutions à ses conflits verticaux. Il est capable de se lancer des défis à lui-même. Il est de plus en plus capable de faire des choix qui lui permettent de tendre vers ses idéaux. Il se libère des conventions sociales. Ce stade est marqué par des dynamiques de création. L’individu s’éduque et se corrige de lui-même et devient conscient qu’il doit apprendre et chercher par lui-même ses propres sources d’information. Les individus parvenus à ce stade de développement sont plus capables de respect de chacun et de chacune, quelle que soit son origine ethnique ou sociale. C’est le début de l’intégration secondaire et Dabrowski reconnaît que les frontières entre la dernière étape de désintégration et l’intégration secondaire sont mal explorées et donc mal définies.

III. L’INTEGRATION SECONDAIRE

– les comportements ne sont plus systématiques et sont beaucoup moins influençables et plus volontaires ;

– les fonctionnements sont intériorisés ;

– les personnes trouvent la force de s’aligner sur leurs propres valeurs ;

– les comportements sont plus authentiques et altruistes.

Cet aboutissement de la personnalité est concrétisé par l’établissement d’une hiérarchie de valeurs propres à l’individu. Elle lui sert de « boussole morale » et guide ses actes. L’individu a résolu ses conflits internes.